Pi-hole, IPV6, Freebox, Android & Avast

Noyé dans un océan de doutes

Pi-hole, IPV6, Freebox, Android & Avast

Edition Janvier 2025.

Bien… Tout est ainsi résumé dans le titre : Comment tout faire cohabiter sous un seul et même toit : Freebox sans machine virtuelle, le système de filtrage anti-pubs (Pi-hole), pas d’écran déporté pour administrer Pi-hole qui sera installé sur un vieux Raspberry Pi 2B, le tout dans un environnement familiale type pour un Français : Freebox + PCs avec un antivirus + Téléphones Android + TV etc.

Le but

Le but est simple : sur mon réseau domestique, tous les appareils connectés à ma box (via Wi-Fi et/ou ethernet) doivent être contrôlés et filtrés pour épurer les publicités qui polluent et nuisent à mon expérience utilisateur. Je souhaite aussi limiter les trackers.

Je ne souhaite pas avoir à programmer ou modifier quoi que ce soit sur mon matériel actuel (adresse IP) ni même sur le futur matériel. Les amis qui viendront se connecter chez moi ne devront pas plus paramétrer quoi que ce soit.
Donc tout passera par l’administration centralisée : ma Freebox.

Mon PC et ma box internet étant éloignés, sans écran à connecter au Raspberry PI, tout se fera par invite de commandes à distance (SSH).

Extensions pour les navigateurs

Oui certes il y a déjà AdBlock Plus et AdGuard pour Firefox que j’utilise beaucoup. Ils fonctionnent merveilleusement bien ! Mais c’est réservé uniquement au navigateur et ça ne filtre que les page web du navigateur. Ça a l’avantage d’être simple et personnalisable certes, on peut aussi trouver des listes noires tout comme Pi-hole mais…

Adblock est censé bloquer les publicités avant le moindre téléchargement. C’est dès l’appel de celles-ci que l’extension décide de ne pas tenir compte de ces publicités ce qui permet de ne même pas laisser la place pour ces dernières !

Cela évite des encadrés blanc laissés par Pi-hole avec un message du navigateur expliquant que le contenu était injoignable. Avantage : Adblock.

Pour moi, l’utilisation de ces extensions reste donc indispensable pour leurs qualités et la finesse des réglages que l’on peu apporter.
Elles fonctionnent parfaitement en concert avec Pi-hole sans le moindre problème.

Avantages/inconvénients Pi-hole

+ Pi-hole (à l’instar des extensions de blocage de publicités pour les navigateurs) bloque les publicités directement à la source sans avoir à télécharger le moindre contenu faisant ainsi réduire la consommation de bande passante.
[Source]
+ Pi-hole permet surtout d’être déployé sur l’ensemble de son réseau faisant ainsi profiter tous les appareils connectés à ce dernier.
+ Pi-hole permet aussi de bloquer la fuite d’informations sur vos habitudes à travers des trackers mis en place par vos appareils/logiciels.
+ Permet de sauvegarder/exporter ses paramètres.

– Pi-hole nécessite l’achat et l’emploi d’un matériel supplémentaire à installer à proximité de la box, le Raspberry Pi dans mon cas.
– On peut aussi monter un machine virtuelle sur certains serveurs/box mais c’est moins évident et hors du champs d’application de cet article.
– Langage uniquement en Anglais !
– Lorsque l’on ne connait pas Linux/Debian, ce n’est pas évident au début.

IPv6 – Free

Le protocole IPv6 va à terme remplacer l’IPv4 car il n’y a plus assez de possibilités (adresses) en IPv4 avec la multiplication des appareils connectés. Du coup, l’IPv6 arrive pour supplanter l’ancienne norme mais tout n’est pas encore prêt pour cette bascule.

L’IPv4 chez Free n’est offerte que pour des raisons de confort et de compatibilité avec de vieux sites/fonctionnalités mais tout est fait désormais pour nous forcer à utiliser le protocole IPv6. D’ailleurs, ce protocole est un standard est il est prioritaire sur l’IPv4.

Sans rentrer dans des détails très techniques, l’adressage en IPv6 est bien plus avantageuse et lorsque l’on utilise l’ancien protocole, Free va alors encapsuler l’IPv4 au sein de l’IPv6, créant ainsi une sorte de tunnel.
Bref, si en local l’adressage en IPv4 reste souvent quelque chose de normal, une fois sur le web on devra oublier cette vieille norme.

L’IPv6 tient compte de l’adresse MAC rendant l’adressage plus unique et nativement « fixée ».

Par contre : Ne basculer pas totalement en IPv6 car si l’on paramètre sa Freebox ainsi, TOUS les appareils qui ne sont pas compatible IPv6 ne pourront plus communiquer ! Donc prise en charge de l’IPv6 oui mais pas de manière systématique/arbitraire. Vous découvrirez dans la suite de l’article comment éviter de tomber dans le piège.

IPv6 – Android

Si techniquement il est possible de basculer son téléphone Android pour utiliser la norme IPv6, dans les faits il vaut mieux ne pas trop s’en préoccuper.
Chez moi, ça n’a été qu’une source d’ennuis donc pas la peine de forcer l’IPv6.

Antivirus et protection DNS

Un point très important qui m’a causé bien des tracas c’est une fonctionnalité qui apparait chez moi sur mon anti-virus Avast sous le nom de « Real Site« . Tout simplement un mécanisme de protection sur l’utilisation frauduleuse de serveurs DNS alternatifs.

Si le principe est très bon, il rentre directement en conflit avec Pi-hole qui JUSTEMENT propose d’utiliser des serveurs DNS alternatifs à celui de notre FAI !

Sauf qu’après avoir passé beaucoup de temps (lien : https://discourse.pi-hole.net/) à trouver cette option un peu cachées et découvert ses effets à retardements, c’est sans état d’âmes que je peux la désactiver vu la faible réactivité de cette fonction en temps normal.
Et puis avec Pi-hole c’est totalement incompatible !

Avast n’est pas le seul antivirus à proposer à ses client une solution pour protéger les attaques par détournement de DNS. Mais du coup, c’est incompatible avec Pi-hole qui prend la main.
Pensez à désactiver cette fonctionnalité sur votre anti-virus. Exemple : AVG etc

Principe de fonctionnement

Dans le grand nuage qu’est « Internet », les différents site web sont joignables à des adresses bien précises. Ces adresses, pour les trouver, il faut ce que l’on appel un annuaire qui fera le lien entre l’URL et l’adresse IP du serveur où se trouve le site demandé. Ce rôle est dévolue aux serveurs DNS. Ce sont eux qui font le rapprochement entre une requête (demande, recherche) et une localisation (adresse, stockage).

Il existe plusieurs serveurs DNS car ils offrent tous des « services » directes et indirects différents. Si certains sont soucieux de votre vie privées, pour d’autres, c’est un réel business…

Une fois l’interrogation de cette annuaire DNS effectuée, le résultat revient vers le demandeur.

Sauf…
Sauf si un petit malin (Pi-hole) décide de diriger les requêtes des publicités vers un murs pour que ces dernières ne puissent aboutir sur votre ordinateur !
En se basant sur des filtres (listes noires), Pi-hole va laisser passer vos requêtes (ou pas !) en redirigeant celles qui font parti des « Black-lists » vers un point qui n’aboutira pas sur l’affichage de votre matériel.

Pi-hole décide donc, en se basant sur les listes noires que vous lui aurez fournis, de filtrer tel ou tels adresses. Aussi, la qualité de ce filtrage dépend surtout du contenu de ces listes noires.

Raspberry/Pi-hole : En cas de panne !

Donc pour interroger un site, on commencer par consulter un « annuaire » DNS lequel indique l’adresse IP du serveur à consulter pour votre requête. Sauf que si le Raspberry tombe en panne, votre accès à internet est… compromis.
Pas d’affolement, il y a des solutions pour retrouver un accès facilement. Ce sera évoqué par la suite de cet article.

Donc gardez à l’esprit que votre tout petit Raspberry va jouer un rôle crucial dans votre accès à internet.

Matériel

J’avais un vieux Raspberry Pi 2B que l’on m’avait offert. Ce projet allait donc être un bon moyen de recycler ce boitier.

A noter que Pi-hole fonctionne aussi sur diverses autres plateformes et OS, un vieux PC, une machine virtuelle et des environnements qui ne se cantonnent pas au seul Rasberry : Ubuntu, Fedora, Dedian, CentOS, Docker…

  • Raspberry Pi 2B v1.1 ( >512Mo de RAM)
  • Alimentation 5v dédiée
  • Câble ethernet droit pour la connexion filaire
  • Carte mémoire de 4Go minimum (une vieille carte vraiment pas rapide !!)

La carte mémoire de 4Go est très petite et il faudra se souvenir de ne pas avoir à la remplir de trop en enregistrant à outrance les différentes traces (logs) de Pi-hole.
Je suis seul sur mon réseau donc pas une grosse consommation mais surtout, je ne souhaite pas me « fliquer » autrement qu’à comprendre ce qui fuite dans mon dos.
Donc au début, je laisse les logs (enregistrements) actifs avec un maximum de détails à des fins de compréhension et de débogage. Par la suite, la journalisation sera désactivée.

L’installation est plutôt simple. J’ai suivi divers tutoriels parmi lesquels :

  • Lien Youtube 1 (obsolète) Par Sodi Repair (avec plein d’explications instructives !)
  • Lien Youtube 2 (obsolète) Par Paf Le Geek (avec un point de vue qui mérite d’être entendu !)

Les logiciel tierces

Le logiciel Pi Imager est très simple, petit, en Français et pratique car il va nous permettre d’effectuer plusieurs tâches de manière sécurisée et facile (ce qui auparavant n’était pas toujours le cas pour les néophytes…).
Le logiciel permet d’installer le système d’exploitation (OS) de son choix en fonction du matériel (optimisé pour ce dernier) mais aussi d’effectuer quelques réglages préalables, le tout depuis son interface claire depuis Windows.

Quand au logiciel PuTTY, c’est juste un tout petit logiciel aussi qui permet de communiquer à distance (via protocole SSH) avec son Raspberry Pi.

Les limites du système

Tout système est contournable et n’importe quel petit malin peut aisément contourner les restrictions qu’offrent Pi-hole en filtrant les adresses via DNS. Il suffira de forcer manuellement le passage par un serveur DNS autre. Et hop, votre petit système est ainsi contourné. Mais du coup, les protections misent en œuvres par Pi-hole ne fonctionnent plus non plus…

Si Pi-hole permet de se protéger des publicités mais aussi de limiter la fuite de ses données via les trackers et autres mouchards qui analysent et envoient des informations sur vos comportements, Pi-hole deviendra aussi un élément de rouage dans un système de flicage que vous mettrez en place au sein de votre petit réseau local domestique.
Ce sera vous le premier petit flic qui interviendra pour analyser et contrôler votre réseau. A méditer… (Point de vue évoqué dans la vidéo Youtube de Paf le Geek citée plus haut)

Au delà des considérations éthiques, il y a des domaines qui échappent encore aux flots des publicités.

  • Les réseaux sociaux : Facebook, Twitter etc (via les liens embed, affiliés, sponsorisés…).
  • Youtube via Chromecast

Réseaux sociaux

La proliférations des contenus « embeded » autrement dit « inclus » n’est pas encore enrayable. Il n’est pas encore possible de supprimer ces contenus qui sont directement inclus dans le flux des données « légitimes » de vos informations. Le mélange est fait directement sur les serveurs des GAFAM et il est impossible de les supprimer facilement à l’heure actuelle en raison de mes connaissances limitées.

Adblock planche sur un futur système d’intelligence artificielle mais pour le moment, rien.

Youtube

C’est exactement le même procédé avec encore une échelle plus pernicieuse car pour utiliser le flux « Chromecast », tout passe par les serveurs de Google et c’est directement « hard codé » (codé en dur) dans le matériel même !
A partir de là, il apparait presque impossible de bloquer du flux entremêlé qui provient du même endroit…

La seule solution : passer par des logiciels tiers, des copies etc.
– Android : https://revanced.net/
– Box Android TV : https://julien-moreau.fr/2024/06/30/youtube-sans-pub-sur-freebox-player-pop-4k/

Installation des logiciels tiers

L’installation est plutôt simple. J’ai suivi divers tutoriels par le passé parmi lesquels :

  • Lien Youtube 1 (obsolète) Par Sodi Repair (avec plein d’explications instructives !)
  • Lien Youtube 2 (obsolète) Par Paf Le Geek (avec un point de vue qui mérite d’être entendu !)

PuTTY

Ce logiciel va permettre de communiquer via le protocole sécurisé SSH entre Windows et votre Raspberry.
Si l’on pourrait le faire via Windows, les connaissances en la matière requiert plus dextérité. Voilà pourquoi PuTTY reste une référence.

Raspberry Pi Imager

Grâce à lui, la procédure d’installation de l’OS ainsi que le paramétrage de ce dernier est un jeu d’enfant.

L’image de Raspbian Lite est nécessaire pour faire fonctionner le Raspberry Pi. C’est ni plus ni moins qu’un Système d’Exploitation (OS) sans interface graphique. Comme le DOS sur PC.
Mon Raspberry Pi2 étant ancien, la version 32 bits sans GUI est choisie => Version LITE
Dans la mesure ou ce Raspberry serra dévolu uniquement à sa tâche de bloqueur de publicités au sein de mon réseau domestique, je n’ai nul besoin de fioritures.

Installation de Raspbian Lite

1/ Via le logiciel dédié et officiel Raspberry Pi Imager.

2/ Choisir le modèle correspondant à votre Raspberry Pi.
Pour la ma part : Raspberry PI modèle 2B

3/ Choisir l’OS.
Raspberry Pi OS (Other) > Raspberry Pi OS (Legacy, 32-bit) Lite

4/ Choisir le stockage.
Votre carte SD doit s’afficher dans la liste (ultra réduite pour éviter les erreurs).

5/ Cliquez sur « Suivant ».

6/ Une pop-up au titre de « Utiliser la personnalisation de l’OS ? » vous invite à « Modifier les réglages ». Cliquez sur cette première option.

6a/ (optionnel) Le nom d’hôte

6b/ Nom d’utilisateur et son mot de passe.
C’est avec ce couple d’identifiants que l’on va pouvoir se connecter par la suite à votre Raspberry. Veuillez bien les noter car nous en auront besoin par la suite !

6c/ Définir le fuseau horaire ainsi que le type de clavier.

7/ Dans l’onglet « SERVICES », s’assurer que le SSH est bien coché avec la première option « Utiliser un mot de passe pour l’authentification ».

8/ Dans l’onglet « OPTIONS », vous pouvez activer seulement les 2 premières options.

9/ Cliquez sur « ENREGISTRER »

10/ De retour sur la pop-pup du point #6 vous pouvez cliquer sur « OUI ».

11/ Une nouvelle pop-up vous averti de la perte des anciennes données (formatage) sur votre carte SD.

12/ Après avoir validé, le processus s’occupe du reste à savoir : formatage, téléchargement de l’OS dans la foulée, installation sur la carte SD puis paramétrage selon vos directives précédentes.
Le processus dépend donc de la vitesse de votre connexion internet ainsi que la rapidité de votre carte SD.

13/ Une fois terminé, vous pouvez retirer votre carte SD et fermé le logiciel Raspberry Pi Imager.

14/ Veuillez bien faire attention à connecter en PREMIER votre câble Ethernet à votre Raspberry Pi AVANT d’insérer votre carte SD + alimentation.
Il ne faut pas que lors du premier démarrage, votre Raspberry ne s’auto active sans être relié à votre box. Le but étant d’obtenir une configuration d’IP sûre via la reconnaissance de la box internet.

15/ Une fois l’alimentation électrique réalisée, votre Raspberry va clignoter quelques instants pour son premier démarrage, le temps pour lui de mettre de l’ordre dans sa nouvelle maison pour s’y sentir, je l’espère, à l’aise.

Retrouver l’adresse IP de mon Raspberry Pi

Maintenant que votre boitier brille comme un sous neuf, il faut pouvoir interagir avec ce dernier via ethernet et pour cela nous avons besoin de connaître son adresse IP.

Par défaut, c’est à votre Freebox qu’incombe le rôle d’attribuer des adresse IP à chaque matériel présent sur votre réseau domestique (branché en ethernet tout comme en Wifi).
Plus exactement, c’est le service DHCP qui s’occupe de cette partie.

1/ Ouvrez l’interface de votre Freebox à l’aide de l’adresse : http://mafreebox.freebox.fr
Une fois identifié (c’est le mot de passe de votre Wifi entre-autre), dirigez-vous vers « Périphériques réseau » et observez voir si « raspberry » apparait.

Ici j’ai déjà attribué un nom personnalisé. Par défaut c’est « raspberry ».

1a/ Optionnel – Faites un clic droit sur l’icône pour lui donner un nom plus joli via le menu « Propriétés ».

1b/ Toujours dans le menu « Propriétés » dans l’onglet « Connectivité » vous pouvez déjà apercevoir l’adresse IP que votre box a donnée à votre Raspberry.

MAIS cette adresse est aléatoire et peut changer au fil du temps ! On parle de bail renouvelable. Il nous faut la fixer de manière pérenne.
2 manière de procéder.

  • Le plus simple : en restant sur cette page des « Périphériques réseaux ».
  • Via le gestionnaire DHCP.

2/ Clic droit sur l’icône de votre Raspberry puis cliquez sur le menu « Configurer un bail DHCP ».

2a/ Votre Raspberry et identifié via son adresse MAC et c’est à vous de donner une adresse IPv4 fixe de votre choix.
Moyen mnémotechnique personnel : Je conserve les numéros de 11 à 19 pour les branchements filaires. Mon Raspberry étant connecté à la prise RJ45 numéro 1 de ma Freebox, je lui assigne le numéro 11.
Mon réseau local fonctionnant avec préfixe 192.168.0 je n’ai plus qu’à compléter avec le 11.
Soit : 192.168.0.11 Voici l’adresse IPv4 fixée de mon Raspberry Pi.

2b/ A la place du point ci-dessus 2a/ vous pourriez aussi attribuer ce bail DHCP statique via :
– Paramètres de la Freebox
– Réseau local > DHCP
– Baux statiques > Ajouter un bail DHCP statique.
– Dans la liste déroulante, recherchez votre Raspberry Pi

3/ Voilà, maintenant à chaque fois que le Rasberry sera connecté à votre Freebox (avec le serveur DHCP activé), votre Raspberry aura toujours la même adresse IPv4, ici pour moi 192.168.0.11

Communication avec le Raspberry Pi

Vous avez préalablement installé le logiciel « PuTTY » et lors de l’installation de l’OS via Raspberry Pi Imager vous avez correctement configuré les options concernant l’identification avec SSH.

Vous connaissez aussi l’adresse IP de votre Raspberry.

1/ Ouvrez PuTTY et renseigner le champs « Host Name (or IP adress) avec l’adresse IP de votre RPi. Le port sera toujours 22.
Petite astuce à cet instant, il est possible d’enregistrer la session pour la rappeler plus tard avec les paramètres (colonne de gauche) personnalisés de votre choix. C’est très pratique.

PuTTY

2/ Cliquez sur « Open ».

3a/ Un pop-up apparait au nom de « PuTTY Security Alert ».
Il s’agit du processus normal d’échange de clés de sécurité dans le cadre d’une connection SSH. Sans rentrer dans les détails techniques, vous pouvez cliquer sur « Oui » et cette fenêtre n’apparaitra plus à l’avenir dans le cadre de votre Raspberry Pi.

3b/ Une fenêtre noire, hostère, s’ouvre en invite de commande style MS-DOS.

4a/ « login as » => Il vous faut saisir le nom du compte.
Rappelez vous de ce que vous aviez saisie lors de l’installation de l’OS.
4b/ Ensuite, saisir le mot de passe associé.
Rappelez vous de ce que vous aviez saisie lors de l’installation de l’OS.
Vous ne verrez pas ce que vous tapez, c’est normal.
Terminez en appuyant sur la touche ENTREE de votre clavier.

Mettre à jour Raspbian

Comme tout système, celui-ci évolue et est mis à jour. Il est important de garder un système à jour pour garantir sa sécurité et son efficacité. Votre OS (Raspbian) a beau être tout neuf, tout propre et tout frais, il ne bénéficie pas des dernière mise à jour.

Saisir les commandes :

sudo apt update
sudo apt upgrade -y

Une fois la mise à jour du système effectué (qui peut prendre un certain temps !) il ne vous reste plus qu’à redémarrer le RPi avec la commande :

sudo reboot

Une pop en forme de message d’erreur apparaitra car votre Raspberry n’est plus joignable du fait de son redémarrage en cours. C’est tout à fait normal.

Astuce : on peut très bien exécuter plusieurs commandes à la suite en ajouter un double quote entre chaque commande, le tout sur une seule ligne. Exemple :

sudo apt update && sudo apt upgrade -y && sudo reboot

Vous aurez remarqué que j’ai déjà répondu à la question avec le Y et j’ai même anticipé le redémarrage du Raspberry Pi.

Installation de Pi-hole

Maintenant, passons à l’installation de Pi-hole.
Rien de bien compliqué, je vais utiliser une méthode que les puristes n’aiment pas mais je ne suis pas un puriste.

Via PuTTY, copiez la commande suivante puis coller (clic droit) sur l’invite de commande.

 curl -sSL https://install.pi-hole.net | bash 

Suivez bien les étapes, normalement vous n’avez qu’à valider les options déjà choisies pour vous. Il sera toujours temps après de changer chaque paramètres.

Concernant le choix du serveur DNS, j’avoue que je n’y connais pas grand chose. Personnellement j’ai opté pour Cloudflare.

A la fin de la procédure, notez les informations concernant les adresses IP de votre Raspberry Pi (IPv4 / IPv6) ainsi que le mot de passe pour l’accès au panneau d’administration.

Avant de lancer Pi-hole

Avant de commencer à mettre les mains dans le cambouis, je commence tout de suite par personnaliser le mot de passe de l’administration pour avoir un mot de passe plus sympa et dans mon cas, je l’ai carrément supprimé.

Toujours dans la fenêtre d’invite de commandes de PuTTY.
La commande est :

sudo pihole setpassword

Astuce : pour se passer de mot de passe, il suffit d’appuyer sur la touche ENTREE.

Maintenant, il est temps de rentrer dans le panneau d’administration de votre Pi-hole.

L’adresse est :

192.168.0.11/admin

Astuce : l’URL peut aussi être http://raspberry/admin comme configuré lors de l’installation de l’OS.

Il ne vous reste plus qu’à saisir votre mot de passe (si défini) pour ouvrir grand les portes.

Familiarisez-vous avec l’interface (en Anglais) et voyez comment rajouter des listes noires de sites à bloquer etc.

Redirection des requêtes DNS

Maintenant que votre piège à publicité est installé et paramétré (à minima) encore faut-il qu’il soit intégré totalement à votre réseau.
Le but : toutes les requêtes (demandes de consultations) passent par le Raspberry Pi (Pi-hole) qui se charge de filtrer ces requêtes afin de bloquer celles qui correspondent aux publicités/sites à bloquer.

Serveur DHCP – IPv4

On conserve le rôle du serveur DHCP dévolu à la Freebox. Même si Pi-hole le permet également, je préfère que ma Freebox garde la main dessus pour des questions de stabilité dans le temps, en cas de problème.

Depuis l’administration de votre Freebox accessible via http://mafreebox.freebox.fr/

  • Paramètres de la Freebox
  • Onglet « Mode avancé »
  • Réseau local > DHCP
Configuration DHCP Freebox
  • Serveur DNS 1 : adresse du votre Raspberry (192.168.0.11)
  • Serveur DNS 2-5 : LAISSER VIDE.
  • Cliquez sur « Appliquer »

Vouloir rentrer l’adresse de votre box en DNS 2 est un faux allié.
Les requêtes étant filtrées par Pi-hole, si une requête ne peut aboutir avec dernier elle ira passer par le serveur DNS 2, qui lui n’est pas filtrés ! Vous perdez ainsi les bénéfices de Pi-hole.
Donc ces champs (DNS 2/3/4/5) DOIVENT rester vide.

Serveur DHCP – IPv6

Nous venons de voir comment procéder avec le protocole IPv4 mais il faut faire de même pour le protocole IPv6.
Sinon ? Bah vous avec comme qui dirait des trous dans la raquette !

Toujours depuis l’administration de votre Freebox.

  • Paramètres de la Freebox
  • Connexion Internet > Configuration IPv6
  • Onglet DHCPv6 => NE SURTOUT PAS COCHER ! Sauf si TOUS vos appareils (Wifi compris) sont compatibles ce qui n’est probablement pas le cas avec moult petits appareils connectés du quotidien…)
  • Onglet DNS IPv6

Cochez l’option et inscrivez l’adresse IPv6 correspondante à votre Rasberry Pi.
Cette information vous a été donnée à la fin de l’installation de Pi-hole mais peut très bien être retrouvée via les « Périphériques réseau » de votre Freebox.
IMPORTANT : Il s’agit de l’adresse de lien local qui commence donc par fe80::

Une fois les configurations IPv4 et IPv6 effectuées, vous pouvez redémarrer votre Freebox.

  • Tout en bas à gauche de la page, sur le logo « F » de Free, cliquez dessus et « Redémarrer la Freebox » .

En cas de panne de votre Rasberry, nous verrons plus loin comment remédier à ce problème car dans l’état actuel des choses, si votre serveur DNS (Raspberry Pi) tombe en panne, bah… vous perdez l’accès à internet tout simplement…

Vérifier que tout fonctionne.

Ajouter un site à la liste noire (Blacklist) et n’hésitez pas à rafraichir la dite page !
Bien cocher la case « Add domain as wildcard » pour que TOUT le site soit concerné et non pas seulement une petite URL.

EN CAS DE DYSFONCTIONNEMENT

Normalement, la configuration que je viens de vous proposer permet de se dispenser d’avoir à configurer manuellement chaque équipement de son foyer.
Seulement… les joies de l’informatique font qu’il arrive que la norme ne soit pas… normale !

Assurez-vous d’avoir redémarré vos équipements (Raspberry, box, PC, téléphone), vider les caches des navigateurs etc.

Le but est toujours le même : s’assurer que l’appareil va bien aller consulter le Rasberry Pi et non la box en ce qui cerne le serveur DNS.
Cela vaut en IPv4 mais aussi en IPv6 !!!

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